Connaître et préserver

Connaître et préserver : Etude micropolluants de la vallée de l’Ognon

Illustration micropolluants

Stations d’épuration, activités industrielles, anciennes mines, produits phytosanitaires … les cours d’eau sont les premiers récepteurs des contaminants (toxiques) issus de l’activité humaine. Les connaissances sur la nature et les effets des pollutions toxiques dans les écosystèmes sont aujourd’hui au cœur des préoccupations.

L'objectif et la stratégie du Syndicat de la Vallée de l’Ognon

Souhaitant s’investir sur cette problématique qui nous concerne tous, le Syndicat de la Vallée de l’Ognon a lancé le projet « micropolluants » en ayant 2 mots d’ordre : connaître et agir. L’objectif est, à terme, de réduire au maximum les pollutions toxiques qui affectent les rivières de la vallée de l’Ognon afin de préserver aussi bien l’eau que ceux qui en dépendent, humains compris. Parmi eux, les organismes aquatiques d’eau douce sont dans les premiers affectés par ces atteintes : érosion de la biodiversité, réductions des populations, favorisation de certaines espèces aux dépens des autres … Cela se répercute ensuite sur l’entièreté de la chaîne alimentaire et dans l’eau que nous buvons.En effet, les micropolluants sont, pour certains, très persistants dans l’environnement et dans les organismes. On peut notamment citer les PFAS, appelés « polluants éternels » et qui sont aujourd’hui source d’inquiétude au niveau sanitaire comme environnemental. Ceux-ci ne représentent qu’une infime fraction des substances que l’on peut retrouver dans les milieux naturels à cause des activités anthropiques. Des phénomènes inquiétants peuvent survenir, telle que la bioaccumulation, qui est définie comme l’accumulation des polluants dans les organismes. Autre phénomène, des interactions entre les polluants, nommés « effets cocktails », sont difficile à prévoir. La toxicité des micropolluants dans l’environnement est alors imprévisible et préoccupante.

Une étude en plusieurs phases

Dans un premier temps, le Syndicat de la Vallée de l’Ognon rassemble les connaissances : une étude bibliographique est réalisée afin de connaître et d’inventorier les données et sources potentielles de pollutions toxiques dans le bassin versant de l’Ognon.

Le bassin-versant a été segmenté en tronçons du linéaire principal d’environ 10km qui séparent différents sous-bassins versants. Chacun de ces sous-bassins est étudié individuellement afin de sectoriser la densité de sources potentielles des différentes familles de contaminantes.

BV sectorisés en sous bassin versants pour l'étude micropolluants

Une fois l’étude bibliographique achevée, le syndicat souhaite compléter ses connaissances avec des données actuelles. Des stations seront définies avant de réaliser différents protocoles pour étudier la présence des micropolluants dans l’Ognon :

  • Accumulateurs passifs : ce sont des dispositifs qui captent et stockent progressivement un ensemble de micropolluants présents dans l’eau, sans nécessiter d’énergie externe. Il permet de mieux détecter les contaminants sur une période de plusieurs jours.
  • Analyse d’eau brute : l’examen de l’eau dans son état naturel, afin d’évaluer sa qualité et d’identifier la présence de micropolluants au moment du prélèvement.
  • Analyse des sédiments : l’examen des particules solides déposées au fond des cours d’eau. Cette analyse permet de détecter la présence de micropolluants qui se fixent sur ces particules et de mieux comprendre leur impact à long terme sur l’environnement.

Ces protocoles nous permettrons de connaître le niveau de contaminations de l’Ognon pour différentes familles de micropolluants, et de déduire les principales sources.En fonction des résultats, un plan d’action sera rédigé afin de réduire les sources.En effet, cette étude a pour but, à terme, de réduire la pollution des milieux aquatique afin d’atténuer les rejets associés aux activités anthropiques avec un plan d’action « micropolluant » adapté à notre territoire.

Documents et présentations